Avec un cadre juridique plus strict, les autorités de contrôle (comme l’AFA – Agence française anticorruption) peuvent exiger une conformité plus rigoureuse. Les entreprises doivent démontrer que leurs dispositifs ( anti-corruption, anti-blanchiment…) sont bien mis en place, qu’ils sont efficacement appliqués et documentés, sous peine de sanctions.
A titre d’exemple, suite à un fait de corruption avéré, l’entreprise doit assumer les conséquences :
Alors mieux vaut prévenir en mettant en place un dispositif anticorruption comme le recommande l’AFA.
Une stratégie Compliance justement pensée et correctement déployée permet de :
Parmi les obligations clés de la loi Sapin2 figure l’évaluation des tiers – clients, fournisseurs ou partenaires – un exercice complexe difficile à mettre en œuvre pour les entreprises assujetties. En cause : la difficulté à collecter les données nécessaires, le volume élevé de tiers à analyser et la coordination entre les différents services internes.
Afin d’évaluer leurs tiers, les entreprises collectent des informations clés : identité, gouvernance, compétences, et réputation. Le service de conformité analyse ces données et guide la prise de décision. Pour les tiers à risque élevé, des vérifications supplémentaires sont effectuées. Enfin, les informations sont conservées dans une base de données sécurisée et les décisions sont documentées, et suivies pendant 5 ans.
Comme il est d’ailleurs stipulé dans les recommandations de l’AFA : « La nature et la profondeur des évaluations à réaliser et des informations à recueillir sont déterminées en fonction des différents groupes homogènes de tiers présentant des profils de risques comparables, tels que la cartographie des risques permet de les dresser. Ainsi, les groupes de tiers jugés pas ou peu risqués pourront ne pas faire l’objet d’une évaluation ou faire l’objet d’une évaluation simplifiée, tandis que les groupes les plus risqués nécessiteront une évaluation approfondie. »
L’évaluation des Tiers dans Sapin 2 est un véritable projet d’entreprise transversal. Un projet commun et partagé non seulement par plusieurs directions (Commerce, Achat…) mais aussi plus largement par toute l’organisation de l’entreprise (business lines, filiales…)
PRESSE
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